flandre

  • Une brève de l'ami Jo : "Différences"

    flandre wallonie.jpgJ’ai eu il y a quelques temps une conversation avec une flamande.  Cette conversation tournait autour des relations entre la Flandre et la Wallonie.  Etant tous les deux de bonne éducation, le ton est resté posé, émaillé seulement de quelques petites piques par-ci par-là (pas bien  méchantes).

    Au cours de ce dialogue, certaines différences entre nos deux communautés ont été évoquées.  Aussi,  une fois rentré, je me suis penché sur ces puits de science et d’informations que sont les banques de données telles que Google, afin d’y vérifier certains points qui m’avaient laissé dubitatif.

    Ce souvenir vient de resurgir au moment de la recherche d’un sujet pour ma brève hebdomadaire.  J’ai donc un peu approfondi mes recherches concernant nos différences.

    Et des différences il y en a !

    Le revenu annuel par habitant. Il est, en moyenne, de 15.220 € en Flandre pour 12.993 en Wallonie-Bruxelles.

    Le P.I.B. (Produit Iintérieur Brut)  En Flandre : 217,2 En Wallonie Bruxelles (moyenne) 77,8 (Source ICN  IWEPS en 2012).  Selon « La Libre » il faudra attendre 2087 pour rattraper le niveau de la Flandre ? Pour autant qu’elle nous attende !

    Le Chômage. 4,5% en Flandre, plus de 10% en Wallonie et plus de 20% à Bruxelles. (Source « Le Soir »).

    drapeaux belgique.jpgL’absentéisme. Le Wallon s’absente du travail 5 jours de plus par an que le flamand.

    Certains résultats sont pour le moins interpellants.  On considère que le Bradford* d'un travailleur devient interpellant à partir de 140, et, à la ville de Charleroi, 15% du personnel communal dépasse 750. (Non ce n’est pas une faute de frappe ! Source. RTBF).

    * L'indice Bradford est un système qui calcule les fréquences des absences pour cause de maladie du personnel (cliquez ici).                                                            

    PISA.  Une de mes brèves, il y a quelques temps, relevait déjà les grosses différences existant au  niveau de l’enseignement entre la Flandre et la Wallonie, en faveur de nos voisins du Nord.  Cette année, en deuxième secondaire, les résultats en Wallonie ont empiré.

    Jours de grève. Je ne trouve pas de statistiques à ce sujet, mais j’ai bien peur que cette fois ce soit la Wallonie qui soit en tête.

    Sports. En première division de football, Il y a 1 club bruxellois, 4 clubs wallons et 11 flamands.  En cyclisme, pour quelques wallons il y a une foule de flamands dans les pelotons. Je pense en outre qu’il en est ainsi dans la plupart des autres sports.

    Mais que se passe-t-il donc une fois que l’on passe cette ligne virtuelle que l’on nomme « frontière linguistique » ?

    J’ai peur que la réponse ne plaise pas à tout le monde.

    Jo

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  • Une brève de l'ami Jo : "dysfonctionnements"

    wellin,commune,brève,ami,jo,simar,dysfonctionnement,belgique,région,ministre,wallonie,flandre,bruxelles,blog,sudinfo,sudpresse,la meuse,luxembourg,province,philippe,alexandreDysfonctionnement, un terme fourre-tout de plus en plus utilisé ces derniers temps par nos gouvernants pour éviter des mots plus appropriés comme bavure, aberration, gaffe et parfois détournement, malversation, exaction.

    Ça n’en finit plus, un dysfonctionnement chasse  l’autre.

    Quelques exemples de dysfonctionnements récents :

    • Dysfonctionnement dans l’entretien des tunnels à Bruxelles
    • Dysfonctionnement à la région wallonne ou, un peu partout, contrôlés et contrôleurs sont les mêmes personnes
    • Dysfonctionnement dans la réalisation du RER qui aura pris plus de 15 ans de retard, et triplé de prix
    • Dysfonctionnement dans les milliards à trouver dont le nombre varie d’un jour à l’autre
    • Dysfonctionnements majeurs dans la recherche des djihadistes
    • Dysfonctionnements dans les tribunaux qui doivent remettre en liberté des malfrats pour cause de maladresse, omission ou distraction et concernant les malversations à Charleroi du temps de Vancauwenberg où  un non-lieu général a été rendu pour cause de «dépassement du délai raisonnable».

    J’en passe et des meilleurs.

    Mais quelle est la cause de cette accumulation de « dysfonctionnements » ?  A priori il n’y a pas de raison pour que nos hommes politiques soient moins intelligents que chez nos voisins (Quoique !)… Alors ?  Qu’y-a-t-il de différent en Belgique par rapport à eux ?

    wellin,commune,brève,ami,jo,simar,dysfonctionnement,belgique,région,ministre,wallonie,flandre,bruxelles,blog,sudinfo,sudpresse,la meuse,luxembourg,province,philippe,alexandreDémonstration. Chaque pays démocratique se trouve devant les problèmes inhérents aux difficultés que représente le système démocratique. Ce système, par rapport à une dictature, doit tenir compte des avis divergents des partis politiques du pays. La Belgique en fait partie.

    Mais en Belgique, ces difficultés sont multipliées  par le nombre anormal d’entités qui interviennent dans chaque prise de décision.  Et il y en a pas mal...

    Notre pays est divisé en trois au point de vue linguistique.  Il est en outre divisé en quatre au niveau des régions : Région wallonne, flamande, germanophone, et bruxelloise.  Chacune est dotée de son gouvernement et de ses ministres.

    En plus, il ne faut pas oublier les 10 provinces auxquelles il reste encore des bribes de pouvoir.

    Bruxelles capitale, elle, est composée de 19 communes, dont certaines dites « à facilités ». On se rend d’ailleurs régulièrement compte que ces « facilités » compliquent singulièrement les choses.

    Et chacune de ces entités « bénéficient » de véritables autonomies dans certains secteurs.

    Tout ceci sans compter que toutes ces entités sont divisées au point de vue politique.

    Autre « spécialité »,  la ville de Bruxelles est dotée, je crois, de 7 zones de police.

    690336419.2.jpgIl faut aussi tenir compte qu’à  l’intérieur de chaque entité les intérêts ne sont pas toujours les mêmes :

    En Belgique, entre les 4 régions : wallonne, flamande, bruxelloise et germanophone

    A Bruxelles, entre un habitant de Molenbeek et un d’Uccle.

    En Wallonie entre Charleroi et Marche en Famenne.

    En Flandre, entre Gand et Beekevoort, etc…et, cerise sur le gâteau, le pays est divisé entre nationalistes et séparatistes. Facile de comprendre, si pas d’admettre, qu’il y ait aussi facilement des « dysfonctionnements » avec l’avantage pour nos politiciens de pouvoir rejeter sur « l’autre » une  responsabilité qui finit par se dissoudre…

    Un peu d’humour pour terminer.

    L’UNION FAIT LA FORCE. Ça vous dit quelque chose ?  C’est notre devise NATIONALE !

    Jo

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