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  • Une brève de l'ami Jo : Ma dernière Saint-Nicolas de "Croyant"

    WP_20151122_001.jpgAujourd'hui, les enfants reçoivent des cadeaux à longueur d’année.  À la St-Nicolas, bien sûr, mais aussi à Noël, aux anniversaires, Halloween, etc. tandis qu'à mon époque, la Saint Nicolas était la seule fête de l’année où nous recevions jouets et bonbons.

    Noël était essentiellement une fête religieuse. Les grands allaient à la messe de minuit et les petits restaient à la maison, gardés par la grand-mère.  La Saint-Nicolas était donc la seule fête où enfants, nous recevions des cadeaux.

    L'anecdote suivante se passe à la période où je commençais à douter de la réalité de Saint-Nicolas.

    A l’école, dans ma classe, deux clans s’étaient formés concernant le bon Saint. Il y avait ceux qui y croyaient et ceux qui prétendaient qu'il n’existait pas, et que c’était les parents qui, pendant la nuit, apportaient cadeaux et bonbons.

    Bref, je doutais, et commençais à fanfaronner, ce dont papa et maman s’étaient rendu compte. Mais comme j’étais l’aîné, il était indispensable que je ne vende pas la mèche. Mon frère, René, était trois ans plus jeune que moi, et bien sûr, lui était encore fermement convaincu de l’existence du bon Saint.

    8285569.gifC’était donc moi qu’il fallait une dernière fois convaincre.

    Chez nous, la semaine qui précédait la visite du Grand Saint, celui-ci avait pour coutume de passer voir le soir si les enfants avaient été sages.  Et cette semaine-là, tous les soirs, nous mettions nos cahiers de devoirs et nos souliers à la cheminée, avant de chanter une chanson à Saint Nicolas.  Et le lendemain, des bonbons, se trouvaient dans nos souliers.

    Un soir, alors que nous commencions ce rituel, moi avec le petit air entendu de celui à qui on ne la fait plus, Maman nous fait taire.

    - N’avez-vous rien entendu nous dit-elle ?

    Tout le monde écoute. Silence, rien, puis on entend marcher dans la chambre à coucher des parents qui se trouvait juste au-dessus d’où nous nous trouvions !

    - Ça alors ! C’est Saint Nicolas, nous dit papa, là c’est sûr...

    Moi, je souris, puis rapidement je fais le tour de ceux qui sont dans la salle à manger et … tout le monde était là !


    Ma tête ! Papa est là, maman et marraine (ma grand-mère Jeanne) sont là, René mon frère aussi, il ne peut donc y avoir personne en haut ! Puis tout d’un coup, boum boum boum! Trois coups (de crosse ?), et par le trou de chaleur qui était pratiqué dans le plafond, une main gantée de blanc apparaît et jette des bonbons.

    bonbons saint nicolas.jpgAlors là, aussi grand et fier que j’étais deux minutes auparavant, en trois secondes j’étais sur les genoux de maman. Plus «serré» encore que René, qui lui bien sûr n’y voyait rien que de très normal, tandis que moi, j'étais prêt à perdre la foi…

    Alors papa et maman nous ont demandé de chanter une chanson à Saint-Nicolas pour le remercier, bien fort, et ils ont chanté avec nous, bien fort aussi, … pendant que la voisine, Madame Dechène, descendait l'escalier et se sauvait sur la pointe des pieds.

    Ça y était, j’étais re-convaincu, j’avais retrouvé la foi, et dès le lendemain, je partais en croisade à l’école pour convaincre les incroyants et ranimer leur foi envers St Nicolas.

    Jo

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  • Une brève de l'ami Jo : "Communions"...

    wellin,brève,ami,jo,simar,communion,blog,sudinfo,sudpresse,la meuse,luxembourg,province,commune,philippe,alexandre,cadeauSi le rite religieux des communions (petites ou solennelles) n'a pas ou peu changé, tout l'appareil profane qui accompagne ce rituel, lui, s'est fortement métamorphosé.

    Hormis l'ambiance disco qui actuellement est celle des fêtes de communions, prenons l'exemple des cadeaux.

    Pour autant que je me rappelle, pour ma communion, j'avais reçu :

    De mon parrain une montre et de ma marraine un "magnifique" missel de 2.135 pages, doré sur tranche épais de 5 centimètres, je l'ai retrouvé il n'y a pas longtemps (voir photo ci-contre).

    Du restant de la famille, j'ai reçu, un beau chapelet, (plus beau et plus grand que celui qu'on recevait dans son petit étui à sa communion privée), une liseuse (couvre livre), et une écritoire assortie (grande farde destinée à contenir le papier à lettres) les deux en beau cuir brun foncé. Un stylo à réservoir, un coupe-papier ouvre lettre, un bénitier qui est longtemps resté placé à côté du chambranle de la porte de ma chambre (à sec bien sur), et l'un ou l'autre cadre d'image pieuse.

    Je vois d'ici la tête du communiant de 2015 recevoir ce bel assortiment !

    Autre chose aussi qui a changé pour les garçons, c'est cette coutume qui consistait à ce que le parrain offre au communiant sa première cigarette, cigarette que celui-ci devait impérativement fumer en entièreté devant la famille réunie.

    Mais comme, nous ne voulions pas, risquer de perdre la face le jour de la communion en toussant comme des rachitiques, on s’entraînait à l'avance.

    wellin,brève,ami,jo,simar,communion,blog,sudinfo,sudpresse,la meuse,luxembourg,province,commune,philippe,alexandre,cadeauN'ayant pas les moyens financiers pour acheter des cigarettes, une fois le catéchisme "pré-communion" terminé, nous filions au cimetière. Et là, nous coupions des morceaux des lianes qui courraient sur les murs en tronçons d'une dizaine de centimètres. Il ne restait plus qu'à les allumer et à s'en servir comme s'il s'agissait de vraies cigarettes.

    Cela provoquait naturellement de terribles quintes de toux, et c'était dégueulasse, mais tout était préférable plutôt que de perdre la face le jour de la fête devant nos petites cousines.

    Cette coutume d'offrir au communiant sa première cigarette a heureusement disparu.

    wellin,brève,ami,jo,simar,communion,blog,sudinfo,sudpresse,la meuse,luxembourg,province,commune,philippe,alexandre,cadeauPar contre pour nos communiantes, ce qui risque de se passer si l'on continue comme le propose certains de nos représentants à abaisser ce qu'ils appellent "l'âge de la majorité sexuelle", c'est que se profile pour elles le risque de perdre la coutume de la robe immaculée, symbole de pureté, qui deviendrait quand même difficile à porter.

    A ce sujet, pour finir, oserais-je raconter cette blague où à la fête de communion d'une petite fille le "mon'onc" de la famille connu pour ses incartades verbales quand il avait bu un verre, demande le silence afin de poser une devinette.

    - Quelle est la différence, claironne-t-il, entre une paire de c…… et un roulement à billes ?

    Un silence gêné s'installe dans l'assemblée, rompu finalement par la petite voix de la communiante qui demande : - Dis, tonton, c'est quoi … un roulement à bille ?

    Quand je vous disais que tout évolue !

    Jo

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