Incinérateur de Givet : vers un abandon du projet???

ID7130255_smr_givet_tof_190815_H3JH7N_0.JPG.jpgOn vient d'apprendre que le préfet des Ardennes, Pierre N'Gahane, après une longue réflexion se prononcerait contre l'implantation d'un incinérateur dans la zone d'acitvité ouest de Givet.  Or, c'est lui qui aura le dernier mot dans cette affaire.bar2.gif

Les fidèles du blog de Wellin se souviendront qu'un des premiers articles parus sur cette page concernait cet incinérateur.  Vous pouvez relire cette note en suivant ce lien : Incinérateur de Givet : sommes-nous des cobayes???.  Cette note était parue le 18 décembre 2011.

De nombreuses personnes s'étaient insurgées contre ce projet.  De nombreux Conseils Communaux (français et belges) s'étaient prononcés contre l'implantation d'une telle "usine" dans la botte de Givet.  Les répercussions sur la santé des riverains (au sens large) étaient sérieusement mises en cause par les spécialistes.  Bonne nouvelle apparemment pour tous ces opposants...  Notons toutefois que le brouillard n'est pas encore tout à fait levé sur les suites que cette affaires pourrait connaître : tout dépend de la réaction de l'initiateur du projet...

Pour avoir plus de détails à propos de cette affaire, je vous invite à cliquer sur "lire la suite" (en dessous à gauche).  J'y reprends un article d'Aurélien Avigliano, paru sur le site internet de "L'Union - Champagne Ardennes Picardie", journal du Nord de la France (comme son nom l'indique!) et donc théoriquement bien informé...

Affaire à suivre...

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Après plusieurs mois de réflexion, Pierre N'Gahane (photo) s'apprête à se positionner « contre » l'implantation de l'usine tant décriée.

 

POUR l'incinérateur, ça commence sérieusement à sentir le roussi. Et pour cause : il semblerait que les porteurs de projet n'aient pas réussi à lever une ou plusieurs des vingt-six réserves, qui avaient été émises à l'issue de l'enquête publique par la commissaire enquêtrice Raymonde Paquis.
En clair, la longue et minutieuse instruction du dossier par les services de l'Etat a mis en exergue « un certain nombre d'éléments », qui ont conduit le préfet Pierre N'Gahane à se déterminer « contre » l'installation de l'usine sur le Pacog (Parc d'activités communautaire de Givet ouest).
Si le représentant de l'Etat n'a pas souhaité « s'exprimer davantage pour l'instant », sa position nous a été confirmée, hier, par ses services.
C'est ainsi celle qu'il défendra à la rentrée devant le Conseil départemental de l'environnement (Coderst), une commission qui va devoir elle aussi se prononcer*, avant que la décision finale ne soit entérinée.
Vous l'aurez compris : la procédure n'est donc pas encore tout à fait terminée. Par conséquent, rien n'indique avec certitude que l'incinérateur ne finira pas, un jour ou l'autre, par sortir de terre. D'autant que, même si la tendance actuelle se confirme, des recours (notamment judiciaires) seront toujours possibles.
Reste que ce matin, Pointe EnR a clairement du plomb dans l'aile. Et même un, voire un genou et demi, à terre. Car on imagine mal le préfet, qui vient de mûrir sa décision durant plusieurs mois, changer brusquement d'avis. Ni d'ailleurs le Coderst ne pas suivre la proposition d'arrêté qui lui sera présentée.

Un projet, plusieurs possibilités

Claude Wallendorff - qui représente les maires du département au sein de la structure, et qui a longtemps été « intéressé »** par l'unité Pointe EnR - a ainsi d'ores et déjà annoncé qu'il se rangerait à la position de Pierre N'Gahane.
Le maire de Givet l'a ainsi précisé dans un communiqué, cosigné avec le président de la com'com, Bernard Dekens : « Nous avons toujours dit que nous faisions confiance aux services de l'État. Ainsi, fidèles à nos paroles et à nos engagements, nous suivrons donc l'avis du préfet, et ce sans état d'âme, », assurent-ils.
Reste, désormais, à savoir ce qu'il adviendra du projet, s'il venait à être définitivement recalé. Pour l'heure, même le « père » de l'usine - à qui nous avons appris la nouvelle, jeudi soir - ne le sait pas : « Vous voyez, je n'étais même pas au courant qu'une décision devait être prise cet été, peste-t-il. Nous, on attendait plutôt ça pour la fin de l'année. Maintenant, avant d'aller plus loin et de déterminer quelle suite on va y donner, on va d'abord attendre d'être officiellement prévenu, et d'analyser les différentes justifications qui nous seront fournies. »
Concrètement, plusieurs pistes s'offrent désormais à lui : abandonner purement et simplement le projet, intenter un recours en justice, voire carrément reprendre le dossier à zéro.
Quelle solution sera privilégiée ? Mystère. Le feuilleton continue."


Aurélien AVIGLIANO
* Il s'agira d'un avis consultatif. C'est en effet le préfet qui aura le dernier mot.
** Notamment pour les emplois qu'elle aurait permis de générer.

Publié le samedi 21 juillet 2012 à 11H00 sur http://www.lunion.presse.fr/

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